dimanche 18 novembre 2007

1 mois sans écrire, dur dur de s'y retrouver...

Commençons par une remarque d'ordre général sur Jakarta : c'est une ville où l'on ne marche pas, où l'on ne peut pas marcher... Comme pas mal de villes en Asie, qui sont trop vastes, trop chaudes, trop de traffic, sans trottoirs, bref, rien n'y invite, même pas un plaisir de flâner, car ce ne serait pas un plaisir. Sauf que... existe un endroit appelé "Pasar baru", traduit littéralement "Marché nouveau", qui est -tenez vous bien- une rue pietonne ! Aussi incroyable que cela puisse paraître, Jakarta a une rue pietonne. Rue commerçante avec magazins d'étoffes et tissus variés principalement, de la soie sauvage bleu roi à au tissus pour costume de grandes marques, en passant par du synthétique de mauvaise qualité. Beaucoup d'indiens et de chinois tiennent ces commerces. Entre quelques boutiques de tissus, des magazins de fringues bon marché, avec la musique électronique qui gueule sur le trottoir. Sur le pavé (qui n'en compte pas un), devant et entre les boutiques, des roulottes de "teh botol" (thé en bouteille très populaire) et de "goreng" en tout genre (goreng veut dire "frit") : un feu, un wok plein d'huile et toutes sortes de beignets y frémissent à la demande, sucrés, salés, fourrés aux légumes où à tout autre chose. A côté des roulottes, des stands de t-shirts à 50.000 rupiahs les 3 (soit 5 dollars), aux effigies starbucks coffee, hard rock café, jim morrisson etc etc. Ca fait une ballade sympa, enfin on apprécie surtout le fait de pouvoir marcher un peu, sans voiture, transjakarta ou moto à éviter.

Fin du mois de ramadan et de la semaine de vacances qui va avec, la vie reprend à Jakarta. Finis les matins ou l'avenue du CCF était déserte et respirable, de retours les klaxons, le ciel gris et le paysage encombré de gros 4x4 côtoyant les vieux bus et motos. D'un côté, cela redonne son sens à ce boulevard 2x4 voies. Et au milieu, coule le Transjakarta... C'est le nom donné au réseau de bus modernes qui relient entres elles les grandes avenues de la ville. Les stations du transjakarta sont surrélevées sur des plateformes spéciales auxquelles on accède le + souvent par ces passerelles qui forment des ponts entre les deux rives des boulevards. Et comme il est très téméraire de vouloir traverser ces avenues en passant par la chaussée, feu de circulation ou pas, il y a des passerelles tous les 200m pour traverser sans risquer sas vie.

J'ai pris le transjakarta pendant 1 semaine 1/2 pour aller travailler, mais c'est 2 changements, beaucoup de monde, et le traffic n'est pas encore bien régulier... alors je me suis mise au taxi... pas cher et beaucoup plus rapide. J'attends une moto d'ici la fin du mois (qq'un qui rentre en France), ce sera encore plus simple.

Niveau boulot je m'éclate bien. Je n'ai pas le temps de m'ennuyer ni de compter mes heures, mais ça m'intéresse alors bon... Récemment, montage d'une exposition au musée national, appelée "métissages", où des artistes contemporains ont travaillé avec des artisans du textile traditionnel. Superbe expo, avec des pièces magnifiques, qui en est à sa 20ème étape (france & monde). A venir un concert de jazz dans le cadre du festival JakJazz (il y a 2 grands festivals de jazz à jakarta par an). Et puis encore pas mal de choses à venir d'ici la fin de l'année.

Et puis côté vie personnelle, j'ai changé de maison. Je suis très bien où je suis maintenant, même si je perds en tranquillité car je ne vis plus seule. Enfin il y a de l'espace, c'est très ouvert avec des baies vitrées, une large cour, des instruments de musique traditionnels qui reposent dans la véranda... et c'est très bien situé, et dans une rue avec des arbres !!

Voilà... après rien que du banal, restos, bouis-bouis, massages (testé pour vous le massage indien à 4 mains, simplement magique...), chaleur, riz, etc...

[écris entre le 27 octobre et la semaine dernière...]

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